Reportage Utopiales 2012
Une Journée aux Utopiales 2012
Je suis allé pour la première fois aux Utopiales, le vendredi 9 novembre 2012, pour la 13e édition du salon dédié à la science-fiction. Une journée dense en conférences, expositions, projections et animations diverses.
Premiers instants
Arrivée à l'ouverture, vendredi 9h30. Je fais le tour du salon. Il n'y a quasiment personne, mais c'est normal, la première conférence commence à 10h. Un oeil sur les expositions, un tour dans la grande salle réservée aux jeux de société et de rôle, pour l'instant déserte.
J'ai le projet d'aller voir la scéance de projection des courts métrages à 11h. Il faut que je m'occupe jusque là.
Première bonne surprise, une exposition Lego. A l'entrée, derrière une grande vitrine de 3 mètres sur 2, la bataille de Hoth reconstituée. Impressionnant ! Comme souvent avec ces petits bonhommes en plastiques, le diorama est propice à quelques notes d'humour qu'il faut chercher façon "où est charlie ?" : un gorille qui poursuit un snowtrooper, chewbacca désinfecté à l'anti puce, etc.
Derrière se cache, à mon sens, le chef d'oeuvre de l'exposition Lego : un vaisseaux spatial de près de 2 mètres de long et au moins 50 cm de hauteur. C'est immense et très impressionnant. J'ai essayé de le prendre en photo, mais impossible de le prendre en entier tellement il est grand.
Dans une pièce à côté quelques dioramas plus petits : stagate SG1, Gotham City, une base de vaisseaux spatiaux, une bataille de la Guerre des Clones. Dans des vitrines, de nombreuses constructions originales : des vaisseaux et des véhicules futuristes.
A 10h, je commence à regarder la conférence "Thriller et science fiction", en présence de Georges Panchard , Lionel Davoust , Christophe Lambert , Pierre Bordage , Yal Ayerdhal. Les auteurs tentent une définition du genre thriller pas vraiment précise et bientôt ils s'enlisent. Il en ressort bientôt que les auteurs n'ont peu faire des genres dans lesquels sont catalogués leurs oeuvre et que le terme thriller est devenu un terme marketing utilisé par les éditeurs pour attirer plus de lecteur. Cela a semblé marcher, mais le terme est devenu tellement galvaudé qu'il devient passé de mode.
Ecoute de la conférence sur : http://www.actusf.com/spip/Utopiales-12-Conference-Thriller.html
Je quitte la conférence avant la fin et je file à la premère scéance de projection de courts métages. Ce qui me vient à l'esprit c'est qu'il y a à boire et à manger :
- 25KM2 : un film en super 8 qui raconte le quotidien d'un homme frapé par la foudre qui vit sur en forêt, loin de toute onde electomagnétique qu'il ne supporte plus. Je trouve ça sympa, sans plus.
- Strip tease volcanique : Un fim en image de synthèse qui ne raconte rien mais qui met en scène une mutitude de copies numériques d'une femme en très petite tenue. J'ai l'impression d'être devant un spectacle du Crasy Horse.
- Wunderkammern : Un film d'animation composé à partir d'images de synthèses, de photos et de vieux croquis scientifiques, censé rendre hommage à la recherche scientifique et la conquête spatiale. Je déteste.
- Valdrif : Un film racontant l'histoire d'un homme dont le centre de gravité lui échappe. Enfin quelque-chose de vraiment intéressant, me dis-je. Une petite histoire fantastique qui se finit bien.
- Meteor : Un montage de vieux films en noir et blanc avec une naration en voix off. La naration est en anglais et sans sous-titre. Je décroche rapidement.
A ce moment là, je vois plusieurs personnes partir. J'en fais de même car c'en est trop. Je m'attendais à bien mieux que cela. Je ne verrais pas les deux derniers courts métrages ("Révolution 613" et "La mystérieuse disparition de Robert Ebb"). J'apprendrais plus tard que ce dernier a recu le prix du public.
Le fait de quitter la projection à ce moment là est une chance, car il est midi et une conférence qui m'attire beaucoup va commencer : "Morales humaines et lois robotiques dans l'oeuvre Isaac Asimov" en présence de Jean-Gabriel Ganascia , Nancy Kress et Gérard Klein. Comme je l'espérais, cette conférence me passionne et je ne suis pas déçu.
Ecoute de la conférence sur http://www.actusf.com/spip/Utopiales-12-Conference-Morales.html
Après une pause sandwich, un temps passé à la conférence avec Nancy Kress (http://www.actusf.com/spip/Utopiales-12-Conference-Rencontre,14430.html), je me dirige vers la salle où sont projetés deux épisodes de la série "Metal Hurlant Chronicles", inspirée du mythique magazine Metal Hurlant. Ces deux épisodes se révèlent être intéressant, de la vraie sf/fantasy décomplexée. C'est toutefois un peu bourrin, il y a quelques longueurs dans les scènes de combat et les fins sont un peu trop attendues. Mais la projection est quand même un moment très agréable.
Cela se termine à 15h, ce qui me laisse tout juste le temps d'enchaîner avec la deuxième scéance de courts-métrage. Peut-être un peu maso, vu ce que j'ai vu le matin, mais j'espère du mieux. Et effectivement, il y a du mieux, encore que l'ensemble n'était pas extraordinaire :
- Robots of Brixton : Un très beau film en image de synthèse sur la vie et la lutte sociale de robots dans un Londres futuriste mais terriblement réel.
- Machina Homosapiens : Un film de synthèse en noir et blanc où des créatures mi-homme mi-machines, sont les produits, les engrenages et l'énergergie d'une immense machine. Un film très stylisé et épuré, presque totalement abstrait, qui m'a tiré entre répulsion et fascination.
- Kiyamet : Une cathédrale immense, perché sur un rocher, naviguant entre deux ciels tel un vaisseau spatial, est attaqué par des créatures gargoylesques tandis que les éléments se déchainent. Un film de synthèse qui m'a époustouflé par sa beauté et surpris par sa naration originale, même si je n'ai pas compris le propos qui m'a semblé ésotérique.
- Error 0036 : En 2057 à Madrid, un homme est coincé dans son appartement car sa porte ne s'ouvre plus à cause d'un bug. Il appelle la hotline et va vivre un enfer. C'est un petit film d'anticipation assez rigolo où le cauchemar que peut vivre un abonné face à une hotline est poussé à l'extrême.
- Countdown : En 3 minutes, un dessin animé hommage à la conquête spatiale actuelle.
- Sync : Pendant 10 minutes, des formes concentriques tournent comme un kaléidéoscope géant. Comme économiseur d'écran ça va, comme court métrage dans une salle de cinéma c'est sifflé par le public.
- L'entrepot : Un entrepôt est attaqué par des créatures mi-alien mi-insecte. Dans un unique plan séquence, le temps s'est arrêté un instant, rien ne bouge, sinon la caméra. Très original et très dynamique.
- Beth : Un film d'animation minimaliste dans lequel des créatures façonnent un homme à partir de leurs chants. Du noir, du blanc, des personnages filaires et beaucoup de bruit. Je déteste.
- Apnoe : Quelques scènes de la vie quotidienne d'une famille en apesanteur. Un tour de force extraordinaire, tout est filmé sous l'eau. Epatant.
- Tvillingen : Gustav est un plongeur passionné qui s'entraîne à retenir son souffle même en dehors des bassins. Lorsqu'il finit par émettre un sifflement lorsqu'il dort, il décide de consulter un médecin. Un certain Oscar va entrer dans sa vie. Un film touchant et plein de surprises.
Quand je quitte la salle, vers 17h, je suis près de partir. Je suis surpris de voir de longues files d'attente et j'apprend que ces gens attendent pour des autographes. Ce n'est pas mon truc, mais ça m'amuse.
Un petit tour à la librairie pour flaner entre les rayons et puis faire quelques emplètes.
Fin de ma journée à 18h.
Pour une première fois, je ne m'attendais à rien en particulier. J'allais l'oeil neuf, quoi. Il y avait du bon et du moins bons. Des choses m'ont ravi, d'autres m'ont déçu, mais j'ai passé une agréable journée.