"La poupée sanglante" et "la machine à assassiner" de Gaston Leroux
L'auteur du "Mystère de la chambre jaune" nous offre ici une mystérieuse histoire en deux parties, mêlant crimes, fantômes et vampires.
Cette histoire prend place dans une petite rue de l'Ile Saint-Louis. D'un côté habite Bénedict Masson, relieur d'art. En face de chez lui se trouve la boutique du vieux Norbert, un horloger excentrique, qui vit avec son neveu Jacques Contentin, scientifique à la Faculté de Paris et sa jeune fille, Christine, promise à Jacques.
Le début du roman prend la forme d'un journal intime, celui de Bénédict Masson, où l'on suit, à travers ses yeux, les évènements étranges qui se déroulent chez le vieux Norbert.
De nouveaux mystères prennent place à fur et à mesure que nouveaux personnages rentrent en scène : Le marquis de Coulteray et sa femme, leurs étrange fréquentations.
Jusqu'à la fin de "La poupée sanglante", Gaston Leroux nous abreuve de mystères. La fin de la première partie clos l'intrigue d'une façon satisfaisante, quoiqu'en laissant certaines questions non résolues.
La deuxième partie est moins mystérieuse mais pleine d'action. Ce qui commence par une course poursuite haletante puis comme la description d'une hystérie collective, finit par démêler les intrigues qui ne l'avaient pas été dans la première partie.
La forme de cette histoire, est multiple. En effet, Gaston Leroux multiplie les points de vue et la forme du récit. Parfois récit traditionnel, parfois journal intime, parfois correspondance, parfois article de journaux. C'est surtout vrai dans la deuxième partie. Gaston Leroux, fort de son expérience comme chroniqueur judiciaire, semble effectuer un travail d'enquête, apportant au fur et à mesure des pièces au dossier. C'est la force de cette oeuvre.
Même si ça m'a paru parfois un peu vieillot et si j'ai été de temps en temps gêné par des digressions, j'ai passé un très bon moment.